Dieux : histoire et testament

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Jeu 8 Juin - 20:20
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Un peu de culturation


Les dieux, on dit que ce sont les premiers êtres pensants du monde d’ Envers. On dit que ce sont eux qui ont donnés vie aux magiciens. Nul ne sait si ces histoires sont vraies. Le fait est qu’elle sont ancrées dans l’inconscient collectif. Que les connaitre sont comme connaitre Adam et Eve, Noe et toute sa clique, de la culture générale. Personne n'en parle, mais ceux qui ne savent pas passent pour des demeurés.

La dame de fer naquit le dix huit juillet 1887 des mains d’un certain Gustave. Sa construction dura deux ans, deux ans durant lequel elle tomba amoureuse de son créateur. Nul ne sait quand elle commença à penser, mais beaucoup pensent qu’avant de basculer, les objets avaient leurs propres énergies. Qu’une concentration de cette énergie mystique donnait alors lieu à une conscience. La douleur d’être montée pièce par pièce, l’espoir de voir son ciel bien aimé se rapprocher, et l’amour porté à un homme qui ne la regardait que comme on regarde une attraction, tout cela lui donna le pouvoir de scier son esprit en deux. La tour était présente dans le Paris alternatif, mais sa forme magique y était également. D’une taille humaine, son seul don était de pouvoir se déplacer dans la tour. De croiser des humains qui ne la voyait pas et de s’amuser à se suspendre dans le vide. Comme l’antenne avant elle, la femme machine était enchaînée à la terre. Sa seule consolation était de voir son bien aimé jour après jour, et de se voir aimée par un peuple qui n’avait même pas appris à la connaître.

Bientôt pourtant, sa venue attira l’attention d’autres lieux ayant prit vie. Le premier jour, le seigneur des écailles, le plus vieil esprit de Paris, vint la voir. C’était une très bel homme, un homme au visage parsemé de plaques. Son visage ressemblait presque à celui d’un poisson, sans en altérer la magnificence. Il se dégageait de lui la prestance d’un roi. Il est dit que la dame de fer en perdu le souffle. Ce chef lui apporta moults présents. Beaucoup d’or, des armes, des bijoux plus beaux les uns que les autres. La jouvencelle bien que gênée, n’y fut pas insensible.

Le second jour arriva le roi des fées, entouré de sa cour d’animaux fantastique. Homme plante, lui aussi avait l’aura d’un roi. Les branches poussaient dans ses cheveux, des plumes ornaient sa tunique. Il semblait à la fois sauvage et distingué, roi et patriarche. La demoiselle, en sa compagnie, ne savait ou se placer. Le dieu lui offrit les plus rares, les plus beaux.animaux de sa cour. La demoiselle essaya de refuser, mais le roi la convainquit de les garder. Ils était normal de dire bonjour à ses voisins; Surtout quand il s'agissait d’une femme aussi exquise qu’elle.

Le troisième jour, ce fut le tour du voleur de visage. Entre les trois dieux, il était le plus jeune, et également le plus impertinent. Il offrit à la belle son rire, et sa plus belle magie. Plus que des cadeaux, c’est de sa présence qu’il l'illumina. Comme les deux autres avant lui, il était tombé amoureux au premier regard, et tenta donc, par tous les moyens de la séduire. Mais la dame n’aimait que Gustave, son créateur. Il n’était pas question d’aimer un homme, et, au terme de cette journée, lui refusa son coeur. Ivre de rage, le dieu s’en alla.

L’amour que lui portait le voleur allait plus loin qu’une tendre inclinaison, le quatrième jour, il revint donc la voir et sans plus de cérémonie, la violenta. Cet acte révolta les deux seigneurs, qui s’élevèrent pour le punir. Mais le voleur, avant d’être attrapé, s’était enfuit. Les deux comparses allèrent donc voir le cinquième dieu du monde d’ Envers. Un homme refusant le contact, et préférant vivre dans la solitude d’une vie paisible. En bon dieu, il accepta, à la condition qu’une fois cette tâche accomplie, l’un des deux rois lui donne sa vie. Le voleur étant son fils, le père acceptait qu’on le tue à la condition de pouvoir le venger. Trop cool comme condition.

Pensant tous deux que le sort allait tomber sur l’autre, et que, de ce fait, ils pourraient se débarrasser du prétendant indésirable - ils avaient pas perdu le nord, hein - ils acceptèrent. Avec l’aide du père, ils trouvèrent le voleur, et au terme d’une longue bataille, réussirent à le tuer. Bien sur, cette mort ne se fit pas sans heurt, puisque le roi des fées périt dans l’entreprise. Le voleur était très fourbe, nul n’aurait pensé qu’il aurait amené des humains - les premiers magiciens - pour l’aider. S’en servant comme des diversions, n’y plus n’y moins que de la chair à canon, il réussit à gravement blesser celui qui jadis, avait été son ami.  

C’était un cas de figure que le seigneur des écailles n’avait pas prévu, mais refusant de faillir à sa promesse, il accepta avec honneur la mort. Le père Lachaise ne le fit pas souffrir, et ramena les cadavres des trois hommes à la dame de fer. Mais celle ci, ayant perdu goût à la vie, et voyant que ses seuls amis étaient mort en son nom, hurla de désespoir. Elle implora le dieu de prendre sa vie, et de s’occuper de leurs corps et de leurs mémoires, pour que personne n’oublient qui ils étaient, et pourquoi ils sont morts. Le père accepta gravement cette mission, avant d'ôter la vie de la jouvencelle.

Peu à peu, l’autre Paris se peupla, mais la communauté des enfants du père garda son rôle de gardien des mémoires. Racontant comment le peuple du voleur avait acheté la misère qui le suivrait désormais. Le dernier souverain encore présent se terra dans un endroit où nul ne pourrait le trouver, observant, comme à son habitude, sa terre magique évoluer et progresser.

Awful pour Epicode
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